Nos petits désagréments de voyageuses

  1. Tagbilaran- Siquijor

Depuis Tagbilaran, nous avons pris un ferry pour Dumaguete sur Negros island. Bon, on n’a pas été très malignes car le bateau qui nous a amené à Dumaguete allait ensuite à Siquijor (notre destination finale), donc on aurait pu directement prendre un billet Tagbilaran-Siquijor et rester tranquilou dans le bateau pendant son escale à Dumaguete. Mais non, on a préféré la faire compliqué : acheter un premier billet Tagbilaran-Dumaguete, descendre sur le quai à Dumaguete, remettre nos sacs de 20 kilos sur le dos pour acheter un nouveau billet Dumaguete-Siquijor, repayer des « Terminal fees », puis courir comme des grosses stressées avec nos énormes sacs sur le dos pour reprendre exactement le même bateau… Oui oui, quand on est des boulets, c’est pour la vie.

  1. Le trajet pour les Twin Lakes

Là, on a géré comme des pros. Au lieu de payer un « Tour » excessivement cher, on a bougé notre graisse jusqu’à la gare routière, pris le bon bus pour une ville nommée San José. Là, déposées au milieu de nulle part, nous avons embauché un petit gars pour qu’il nous amène aux Twin Lakes sur l’arrière de sa grosse bécane. Le pire trajet de notre vie ! 13 km, en montée quasi-constante, à trois sur une moto. Oui, ces putains de lacs sont en fait des cratères de volcans donc ça grimpe sévère pour y accéder.

moto_kissFloriane – Ça a commencé fort avec ce qu’on redoute tous en tant que backpacker en Asie : le MotoKiss (traduction : le bisou de la moto). En gros, quand tu te trompes de côté pour monter ou descendre de l’engin, tu as l’énorme risque de coller ta jambe au pot d’échappement qui te brûle et te défonce le mollet. Ensuite, elle était coincée entre le conducteur et mes grosses fesses pendant 13km, à devoir tenir son sac à dos à bout de bras. Entre la brûlure sur la jambe et les crampes au bras, on a failli la perdre.

Moi – Place de merde aussi, tout à l’arrière. Donc déjà, t’as l’impression que tu vas finir le cul par terre à chaque accélération (et en montée, je te raconte pas…). Donc tu t’accroches de toutes tes forces à l’arrière de la moto et tu contractes tout : séance abdo de malade mental. A ça, s’ajoute une petite session d’assouplissement des adducteurs. Et oui, avec 4 pieds sur 2 pédales, et pour tenir sur le micro bout de siège qu’il te reste, tes jambes prennent une orientation diamétralement opposée. Et tu douilles. 13km, en montée, c’est long.

Les Philippines

holy_philippinesPremier bilan des Philippines : c’est l’Asie mais le choc des cultures est moins brutal, ça ressemble quand même beaucoup à l’Europe ou aux Etats-Unis.

  1. Dans la rue, ça ne pue pas.
  2. La nourriture, c’est une délivrance : enfin des salades avec des végétaux frais !! Bref, je revis. Gros bonus : les pizzas ont goût de Pizza, la Bolognaise a goût de Bolognaise. Le paradis.
  3. Les gens sont gentils et pour de vrai. Ils sourient tout le temps. N’essaient pas de t’arnaquer. Quand tu te trompes dans le montant à payer, ils te rendent TOUTE la monnaie. Ils te font coucou et te disent bonjour à longueur de journée. Les policiers, gendarmes et mecs de la sécurité te saluent tout le temps et s’arrêtent à ton niveau en voiture pour te souhaiter une bonne journée. On se sent bien ici.
  4. Tu te sens hyper protégée. Des « Security guys », il y en a partout, devant la plupart des magasins et des restaurants. Bon au début, tu trouves ça louche, puis tu t’y fais.
  5. Dans les grandes villes, tu trouves des « Private villages » un peu excentrés avec gardiens à l’entrée et patrouilles de sécurité à l’intérieur. On y trouve une multitude de rues avec des habitations souvent luxueuses. C’est comme nos lotissements avec des gardes en plus.
  6. C’est méga catho. La plupart des villes ont un nom de Saint. Il y a des églises partout, souvent en perpétuelles reconstructions à cause des tremblements de terre et typhons qui touchent régulièrement le pays. Au lieu de baptiser leurs bateaux du nom de leur Belle ou de leur Maman, les Philippins préfèrent les appeler « Holy infant Jesus » ou « Holy father ».

Mon voyage aux Philippines

Avec Floriane, nous avons décidé de limiter notre périple aux îles des Visayas autour de Cebu Island. On a atterri à Manille donc on s’est aussi donné la peine de visiter un peu la ville.

Manille

  • Rizal parc

On a passé 2 ou 3 jours sur Manille, mais on n’a pas fait grand-chose, Mlle Floriane étant malade à crever. Personnellement, j’ai surtout geeké. La seule visite a été celle du Parc Rizal et d’Intramuros. Pour l’instant culture, M. Rizal était quelqu’un d’extraordinaire, qui n’a pas vécu bien longtemps, puisqu’il s’est fait exécuter à l’âge de 35  ans. Mais le mec, il a tout fait dans sa vie :  il a appris 22 langues, fondé un mouvement politique, écrit 2 romans, des poèmes et des essais, obtenu un diplôme d’ophtalmologie, voyagé dans le monde entier, fait de l’escrime, des arts martiaux, du dessin, de la peinture et de la sculpture, découvert une espèce de grenouille et une autre de lézard. Flippant le Rizal.

  • Intramuros

Le cœur historique de la ville. C’est tout mignon, entouré de remparts, avec plein de petites ruelles et surtout beaucoup d’églises en veux-tu, en voilà. Il y a la fameuse église San Augustin et la cathédrale de Manille.

Mais bon, bien galère Manille quand tu ne loges pas dans le centre. Car bonjour les embouteillages. Sinon, premier bilan des Philippines : c’est l’Asie mais le choc des cultures est moins brutal, ça ressemble quand même beaucoup à l’Europe ou aux Etats-Unis.

Cebu City

De Manille, on a pris un avion pour Cebu City. La ville est cool car facile à apprivoiser. Les transports publics s’appellent des Jeepneys. C’est super pas cher et super pratique pour aller d’un bout à l’autre de la ville (7 pesos le trajet, soit 14 centimes).

  • Taoist Temple

On a visité ce temple qui se situe dans un village privé nommé Beverly Hills. Quand je dis que ça ressemble aux Etats-Unis, je n’exagère rien. C’est beau car très coloré et on a pu avoir une super vue sur la ville.

  • Alaya Center

C’est pas le truc touristique de ouf mais ça a le mérite d’exister : un énorme centre commercial avec du H&M et pleins de petites boutiques sympas. Au centre, il y a un espace vert qui donne sur l’extérieur avec moultes terrasses de restaurants et de cafés. Hyper agréable. On a goûté la nourriture philippine, qui est très bonne, mais très grasse. Donc je vais continuer à manger mes salades de végétaux.

Bohol island

Depuis Cebu City, petit ferry pour aller jusque Tagbilaran, la plus grosse ville de Bohol island. Pas besoin d’y rester 10 ans. Une journée pour faire les Chocolate Hills et une autre journée pour profiter d’Alona Beach, ça suffit largement.

  • Chocolate Hills

Princesses que nous sommes, nous avons fait le tour de l’île en voiture privée avec chauffeur. Nous avons vu les Chocolats Hills (la grosse photo tout en haut de la page), une réserve de papillons, un sanctuaire de tarsiers (les petites bébêtes avec des grands yeux), traversé un pont en bambou, visité une église et photographié un monument appelé Blood Compact. Pour l’instant culture sur le Blood Compact : c’est une statue qui représente le pacte de sang conclu entre le conquistador espagnol Miguel Lopez de Legazi et le chef de Bohol, Rajah SIkatuna. En 1565, les deux cocos ont décidé de faire la paix en buvant chacun une tasse du sang de l’autre. Dégueu. On voit bien qu’y’avait pas le Sida à l’époque, ils étaient sereins les mecs.

  • Alona Beach

Le Lonely Planet n’annonce que des logements aux prix exorbitants. Mais que nenni. Il y a aussi plein de petits hôtels pour petits budgets. Si on avait su, on se serait basé ici et non à Tagbilaran pour faire le tour de Bohol island. L’endroit est devenu très touristique, avec tout plein de restaurants, d’hôtels, plus de Blancs que de locaux, mais très agréable quand même.

Siquijor island

Depuis Tagbilaran, nous avons pris un ferry pour Siquijor island (plus de détails sur cette charmante péripétie ici).

scooterEt là, incroyable, le paradis sur Terre. L’île de mes rêves. C’est petit, c’est mignon, c’est pas blindé de touristes, les plages sont propres, il y a quelques resorts et restaurants mais sans excès. Pas beaucoup de circulation. On a pu apprendre à faire du scooter. Enfin !

Et on a parcouru une bonne partie de l’île.

  • Coco Grove Beach Resort

Il faut passer par ce beau resort pour accéder à un sanctuaire maritime parfait pour faire du snorkeling. Enfin parfait, jusqu’au moment où tu te retrouves dans un banc de bébés méduses. Au début, tu t’en fous car c’est microscopique, tu ne les vois pas et sens seulement des petites brûlures pas méchantes sur les bras et les jambes. Par contre, à partir du moment où tu en aperçois une suffisamment grosse pour être visible à l’œil nu, là, tu paniques. Enfin, je panique. Et gros risque d’avoir le réflexe de poser les pieds par terre au milieu des oursins. Ce n’est pas arrivé, heureusement.

  • Century Old Tree et Fish Spa

old_centuryAu pied d’un arbre centenaire, tu te fais gratuitement manger les pieds par des gros poissons. Et comme, après plusieurs mois de vadrouille, on a les pieds tous pourris, ils étaient tous sur nous.

  • Waterfalls

Il y a deux Waterfalls plutôt pas mal à faire sur l’île, facilement accessibles en scooter (oui je me la pête, haha) et à pieds.

Dumaguete, Negros Island

De Siquijor, ferry again pour Dumaguete. C’est un bon point de chute pour faire tout plein de choses sur Negros Island et Cebu Island.

  • Twin lakes

Ce sont 2 lacs de cratères jumeaux Balinsasayao et Danao. Magnifiques. Très peu de touristes. Mais l’horreur pour y accéder.

  • Apo Island

C’est une mini-île réputée pour ses spots de plongée. On y a fait du snorkelling et on a vu des grosses tortues. C’était chouette mais pas beaucoup de poissons je trouve… J’imagine que c’est mieux en plongée.

Malapascua island

malapascuaDe Dumaguete, gros périple pour arriver à Malapascua : 3 bus, 2 bateaux et 2 taxis. Et là, sur l’île, oh surprise, il n’y a rien. Enfin si, des resorts hors de prix et des centres de plongée, il y en a à gogo sur une plage : Bounty Beach. Sur le reste de l’île : 2 ou 3 villages qui ressemblent à des bidonvilles et des palmiers en veux-tu en voilà. Mais c’est tout ! Pas de routes, pas d’ATM… Quelques bicoques qui vendent des trucs.

Résumons : pas d’ATM => pas d’argent, pas d’argent => pas d’argent… Résultat : 2 jours de glandes sur la plage à crever de faim.

Humour. Certains restos prenaient la carte de crédit.

On a donc eu assez de force pour faire le tour de l’île à pieds et c’était beau !

Histoire des Philippines

Archipel de 7 107 îles. 11 d’entre elles représentent plus de 90% des terres. 2 000 îles sont habitées, 2 400 n’ont toujours pas reçu de nom.

3 zones géographiques :

  • Luçon (on y trouve Manille et la plus grande ville du pays, Quezon City)
  • Visayas (avec les îles de Negros, Cebu, Bohol, Panay, Masbate, Samar et Leyte)
  • Mindanao

Pays majoritairement catholique et très occidentalisé (ancienne colonie d’Espagne et des Etats-Unis).

Les Catholiques représentent 81% de la population, les Protestants 11%, les Musulmans 5% et les Bouddhistes moins de 3%.

Lors de la Semaine sainte, certaines personnes se consacrent à de réels crucifiements et s’attachent à des croix toute la journée du Vendredi saint pour commémorer la crucifixion du Christ. C’est un geste volontaire, d’ailleurs condamné par l’Eglise.

Ecole gratuite et obligatoire pour tous les enfants de 7 à 12 ans.

Les principaux sports aux Philippines sont le Basket, le Golf, le Polo (signes de la présence américaine). La pratique de la Pelote basque témoigne aussi de la présence hispanique. Les Arts martiaux sont aussi très appréciés des Philippins.

Tremblements de terres fréquents, nombreux volcans en activité et typhons entre mai et octobre.

  • 1521 : Magellan est le premier Européen à arriver aux Philippines.
  • 1565 : L’archipel entre dans l’empire colonial espagnol, conquête officielle de Miguel Lopez de Legazpi.
  • 1571 : Ce dernier fonde Manille.
  • 1611 : La première université du pays est fondée – Santo Tomas, aujourd’hui encore une référence à Manille.
  • Les Philippines ne disposaient ni d’or ni d’épices mais étaient considérées comme un bon point de départ à l’évangélisation de la Chine et du Japon. Finalement, l’Eglise a seulement réussi à s’imposer aux Philippines.
  • Fin du XIXème : Création d’un mouvement de libération autour de José Rizal, il est surnommé le Don Quichotte des Philippines.
  • 1896 : José Rizal est exécuté par les autorités espagnoles et devient un martyr national.
  • Puis, intervention militaire des Etats-Unis.
  • 1898 : Traité de Paris qui met fin à cette guerre hispano-américaine. L’Espagne vend les Philippines aux Etats-Unis
  • 1899 : Nouvelle guerre opposant les indépendantistes philippins aux Etats-Unis.
  • 1935 : Les Etats-Unis accordent au Commonwealth des Philippines un statut de semi-autonomie. Les Philippins peuvent élire un président : Manuel L Quezon, qui a donné son nom à l’une des villes de l’agglomération de Manille.
  • 1937 : Le tagalog, dialecte parlé autour de la capitale, devient la langue nationale.
  • 1942 : Seconde Guerre mondiale, les Philippines passent sous occupation japonaise. Mouvements de résistance et répression japonaise féroce.
  • 1945 : Massacre de Manille par les Japonais, plus de 100 000 civils trouvent la mort. Puis l’archipel est libéré par le général Douglas MacArtur.
  • 4 juillet 1946 : indépendance des Philippines.
  • Les Philippines étaient alors l’un des pas les plus développés d’Asie. Mais faible croissance économique par la suite.
  • 1965 : Marcos devient président des Philippines. Réforme agraire et autres réformes économiques : succès, décollage économique du pays.
  • 1969 : Marcos est réélu et met en place les années de Loi martiale : la société est incitée à travailler pour le but commun du pauvre comme du privilégié. Redistribution des terres et d’entreprises favorisant surtout les proches de Marcos. Mise en place d’un couvre-feu permettant de faire baisser la criminalité.
  • 1976 : Le pays atteint l’autosuffisance en riz grâce à la réforme agraire de Marcos.
  • 1981 : Fin de la Loi martiale et nouvelle élection remportée à 91,4% par Marcos.
  • 1983 : Assassinat de Benigno Aquino qui a provoqué une hausse des manifestations contre le régime et le président. Chute du tourisme.
  • 1984 : Difficultés économiques et croissance négative. Manque de crédibilité du président et corruption du gouvernement qui explique ces échecs économiques. Détournements de fond du Trésor philippin par le président et les agents du gouvernement.
  • 1986 : Nouvelle élection mais fraudes des 2 partis en opposition. Troubles dans le pays. Puis, Marcos part en exil à Hawaï.
  • 1987 : Le filipino est la langue nationale (notion plus large que le tagalog), l’anglais est également une langue officielle.
  • 1989 : Marcos meurt à Honolulu (Hawaï).

Dans le sud du pays, sur l’île de Mindanao, crise politique avec mouvements séparatistes musulmans.

Un retour chaotique sur Bangkok

fullmoon1Les îles du Sud c’est fini. C’était vraiment  chouette. La fullmoon c’était terrible. Pari réussi pour Max le #masterfollower, qui a fait danser quelques dizaines de personnes sur des chorégraphies improbables. Sans parler de la gigantesque chenille la veille, pendant la warm up fullmoon party.

Je pense qu’on va pouvoir commencer à faire du business avec le concept des #followers.

Place maintenant aux anecdotes farfelues de nos différents retours sur la capitale thaïlandaise :

Camille, qui est revenue un jour après nous à Bangkok : « Oh mon dieu… J’ai oublié d’aller chercher mes tickets de bateau et de train ce matin. Du coup, ils n’ont pas voulu me faire monter dans le bateau avec juste le reçu… J’ai payé pour un autre bateau et on m’a amené mon ticket de train en urgence. Le stress horrible… J’en ai même chialé tellement j’étais à bout… Tout rentre dans l’ordre, je suis enfin dans le Train pour Bangkok … »

Max, qui a vadrouillé seul dans la grande ville : « De mon côté, je me suis pointé innocemment dans une boutique pour un massage à l’huile. La nana m’annonce 400 baths, je fais ma tête de surpris pour amorcer ma négociation de prix. Dans le même temps, elle prend sa calculatrice. Je me suis dit « Ok, elle va me montrer un prix discount sur sa calculatrice comme ils font tous ici ». Et là… Je lis 1900 ?? WTF ? Elle m’annonce alors « 1900, massage and lady » en regardant vers sa gauche. Je tourne la tête : une quinzaine de nanas habillées comme des putes assises sur un banc en train de se recoiffer en espérant être choisies !!! J’ai souri. Je suis parti. »

Floriane et moi, dans notre nouvelle guesthouse : « Je crois qu’on partage le dortoir avec une pute thaïe. Plusieurs indices :

  1. La meuf a passé la journée à dormir.
  2. Des escarpins avec des talons de 10 à 12 cm sont entreposés sous son lit.
  3. Elle se ballade quasi à poils dans l’auberge.
  4. Elle se met complètement à poil devant nous pour se changer.
  5. Voici la tenue qu’elle a revêtue devant nous : une minirobe jaune, ras-la-moule, et bien sûr… roulement de tambour… pas de culotte (ni de string). Pas de soutif non plus d’ailleurs.
  6. Elle sort à partir de minuit, seule, et on ne l’a pas revu ce matin.

Après un bref entretien avec elle, nous avons des doutes sur la pertinence de sa présence à Bangkok : ce serait pour ses études. »

fullmoon2Et pour vous faire marrer, voici une photo des gens dans le bateau entre Koh Phangan et le continent le lendemain de la fullmoon.

 

Les moments relous du voyageur

moments_relousJe viens de passer 3 semaines de folie dans les îles thaïlandaises mais comme on vous a assez bassiné avec toutes nos photos sur Facebook, je vais plutôt vous raconter les moments moins cools.

  1. Le sleeping bus thaïlandais n’est pas du tout un sleeping bus. C’est juste un bus normal qui roule la nuit et non le jour. Tu dors donc très mal car tu es assis.
  2. La présence de chiottes dans le bus n’est pas du tout un bon signe. Ça veut juste dire que le chauffeur ne s’arrêtera jamais pendant le voyage. On est loin de l’arrêt obligatoire toutes les 2 heures… Et ça signifie aussi que tu vas passer ta nuit à renifler des effluves pas très ragoutantes dès qu’un gugusse va ouvrir ou fermer la porte des toilettes.
  3. Tu sais quand tu pars, mais tu sais pas où tu arrives, quand tu arrives, ce qui se passe après et surtout combien ça va encore te coûter. Tu attends donc patiemment comme Floriane sur la photo, même s’il est 4h du matin. Si t’as de la chance, tu as un papa fan de coléoptère et tu passes le temps en prenant en photo les insectes bizarres qui se baladent autour de toi.
  4. Il y a aussi le trajet où Floriane, étant monté la première dans le bus, nous choppe les sièges du fond avec une place gigantesque devant pour étaler nos jambes. Pendant une heure, on était trop au top, trop contente de se dire qu’on avait les meilleures places du bus. Jusqu’au moment où on a commencé à avoir chaud, très chaud… On s’est rendu compte qu’on était au-dessus du moteur… le reste du bus était frais et ventilé… il faisait au moins 40° au niveau de nos sièges…

Bilan : en Thaïlande, il faut prendre le train. T’as l’équivalent d’un vrai lit et tu fais une bonne nuit (sauf si t’as vraiment la poisse et que tu te retrouves avec des Anglais bourrés qui risquent de te tomber dessus à tout moment ! #histoirevraie #camillepeutentémoigner)

Moments relous aussi quand tu es en Thaïlande en pleine saison :

  1. Tu te rends à Koh Lanta en minibus depuis Krabi : c’est censé durer 3 heures. Enfin ça, c’est sans compter les 3 heures supplémentaires de stop au milieu de nulle part à cause d’un embouteillage de malade avant de prendre les espèces de ferry-navettes entre 2 îles.
  2. Tu arrives à Koh Lanta, beaucoup plus tard que prévu, et là tu galères pour trouver une guesthouse sympa. Bah oui, tout est complet. Mais ça, toi, tu savais pas… Et t’as envie de mourir car il faut que tu portes ton gros backpack de 20 kilos sur la plage, sous le cagnard, en essayant de trouver un resort qui a encore un bungalow de dispo.
  3. Bien sûr, le soir même, tu te tapes une grosse intoxication alimentaire (merci les crevettes pas fraîches) et ta compagne de voyage est aux premières loges grâce à une séparation toilettes-chambre quasi inexistante dans le petit bungalow que vous avez fini par trouver.
  4. Enfin, 2 nuits plus tard, et tu ne comprends toujours pas pourquoi, tu te fais attaquer par des fourmis pendant ton sommeil. Et elles piquent ces connasses. Réveil en sursaut, panique dans la chambre. Enfin pour moi, parce que Floriane, elle, quedal, zéro fourmi… La vie est injuste.

Les massages en Asie du Sud Est

pieds_rien_a_voirEncore un article culture de la plus haute importance. Déjà, pour vous prévenir, pour ceux qui ne le savent pas encore : les massages thaïs ça défonce. Oui, on anticipe un pur moment de bonheur et de relaxation en entrant dans le salon de massage. Mais au bout de 10 minutes, on a juste envie de se pendre ou d’hurler sur la masseuse pour qu’elle arrête d’enfoncer ses pouces dans nos petits muscles fragiles et sur nos os.

En revanche, au Laos, la révélation. Eux, ils sont forts en massage. Ils te tordent dans tous les sens mais :

  1. T’es pas à poil, ils te prêtent même des fringues confortables pour te masser par-dessus
  2. Ils n’y vont pas comme des barbares, et tu ressors même du massage sans bleus

Par contre, si tu as la curiosité d’ouvrir les yeux pendant le massage pour voir ce qui se passe, tu peux frôler le fou-rire. Les Laotiennes te massent avec différentes parties de leur corps : leurs mains, certes, mais aussi leurs pieds, leurs coudes ou leurs genoux. Du coup, elles te grimpent dessus, s’entortillent dans tes jambes, t’étirent dans tous les sens… Tu te retrouves dans des positions incroyables avec une parfaite inconnue. En faisant abstraction de ce petit détail, il faut reconnaître que leur technique fait un bien fou.

Le petit truc en plus, quand on se fait masser en groupe, c’est que les masseuses sont de sacrées pipelettes. Elles se tiennent des conversations sans interruption pendant 1 heure dans une langue obscure mais douce. Je me demande bien ce qu’elles peuvent trouver à se raconter, comme ça, à longueur de journée. Quoi qu’il en soit, ça berce, c’est parfois plus relaxant de les écouter que le massage en lui-même.

Sinon, pour les massages vietnamiens, j’y ai déjà consacré un article. Au Myanmar, c’était pas encore très répandu. Le seul qu’on ait fait était assez classique, pas de torture physique, ni de position bizarre. Restera à découvrir les massages aux Philippines !

PS : Oui je sais, la photo n’a rien à voir…

PSS : Enfin si, en plus des massages, je fais aussi plein de pédicures en Asie, c’est trop chouette^^

Go Thaïland

followers_bangkokAllez c’est parti pour 4 semaines de Thaïlande. Par contre, on va pas trop se faire violence et rester dans les îles du Sud. Le planning : plage, bronzette et cocktails. Des vacances bien méritées après 3 mois de vadrouille et d’aventure dans des zones hostiles et reculées. Oui la vie est dure.

Heureusement, copinette Flo est arrivée en renfort. On est même une sacrée équipe de débilos maintenant. Manque plus que le Panda et Rafaello pour compléter la bande.

La Thaïlande en photos

Mon voyage en Thaïlande

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Gros programme pour la Thaïlande ! Pour bien explorer ce pays, je pense qu’il faut minimum 3 mois.

Avant le départ, j’ai essayé de synthétiser les gros trucs à voir ou faire en Thaïlande en parcourant des guides de voyage ou en prenant conseils auprès d’amis – c’est ce qui est écrit en gras sur la page.

En italique, vous trouverez mon retour sur expérience et des conseils basés sur du vécu une fois sur place.

Pour la Thaïlande, c’est un peu décousu car j’ai fait le pays en plusieurs fois : j’ai tout d’abord atterri à Bangkok le 6 novembre et ai séjourné 5 jours dans la ville avant de partir au Myanmar. Après 3 semaines au Myanmar, retour en Thaïlande par la frontière terrestre de Mae Sot pour seulement 2 jours, le temps de visiter Sukhothaï. Puis, après 1 mois au Vietnam, retour sur Bangkok pour 7 jours début janvier. Finalement, à partir du 5 février, j’ai pu passer 3 bonnes semaines dans le sud du pays.

Bangkok

1. Les Khlong

Remonter la Chao Phraya, le fleuve de Bangkok sur un bateau longue queue et se perdre dans les khlong, les canaux de la cité qui sillonnent la partie ouest de Bangkok.

Je ne l’aurais pas fait. Mais j’ai pris le « bateau-bus », pas cher et bien pratique pour relier Chinatown à Khao San Road ! (7/02/2016)

2. La tour Baiyoke IIbangkok_by_night

Grimper au sommet pour admirer l’étendue de la ville au coucher du soleil. Il y a 2 tours : Baiyoke I et Baiyoke II. Cette dernière est la plus futuriste et la plus haute de Thaïlande. Ascenseur vitré pour accéder au sommet.

C’est 10 euros quand même… pour monter tout en haut. On s’est arrêté plus bas pour prendre quelques photos « gratuites ». (7/11/2015)

3. Chatuchak Market et marchés aux fleurs de Pak Klong

Chatuchak_parkPasser un dimanche dans ces marchés.

A refaire en février car nous sommes arrivés là-bas à la tombée de la nuit. Pour la petite histoire, à Bangkok, l’hymne national retenti tous les jours à 18h pétante. A ce moment là, tout le monde s’immobilise, plus rien ne bouge pendant 2 minutes. Vivre ça au milieu d’un marché rempli de Thaïs, c’est génial.

J’y suis effectivement retournée fin février lors de mon dernier jour en Thaïlande, pour y déguster un « Mango sticky rice », des Spring Rolls et une Fresh Coconut dans le parc juste à côté du marché. C’était bien plus sympa que le marché, qui a l’air beaucoup trop grand ! (27/02/2016)

4. Wat Phowat_pho

Le plus ancien et le plus grand temple de Bangkok, édifié par Rama Ier.
Se faire photographier devant les pieds immenses du célèbre Bouddha couché.
S’offrir un massage avec les apprentis du Wat Pho.
Ouvert de 8h à 18h30.

Enorme bouddha couché, à ne pas manquer. C’est la première chose que j’ai visité à Bangkok. Comme d’habitude, il faut se déchausser et avoir des habits corrects (pantalons et T-shirt à manches), mais ils prêtent une espèce de tunique verte fluo pour ceux qui préfèrent se balader à poil. Par contre, j’ai loupé le massage avec les apprentis. Peut-être à refaire en février, on verra ça. (7/11/2015)

5. Wat phra kaeo et le grand palaisgrand_palais_bangkok

Y aller tôt pour éviter la chaleur et les touristes asiatiques qui singent les poses de statues pour leurs photos. Commencer par le Wat Phra Kaeo puis le Grand Palais. Tenue correcte exigée. 8h30 16h.
Palais construit en 1782 par Rama Ier, fondateur de la dynastie Chakri.
Wat Phra Kaeo : temple bouddhique le plus fameux de Thailande, construit pour accueillir le Bouddha d’Emeraude à la fin du XVIIIème siècle.

C’est vrai, beaucoup de touristes asiatiques. Très bel endroit. (8/11/2015)

6. National Museum

Du mercredi au dimanche 9h 16h, visite en français gratuite mercredi et jeudi à 9h30. Chefs d’œuvre de l’art thailandais. A faire avant la visite des temples de la ville.

Pas fait. Une prochaine fois peut-être, dans une autre vie. (28/02/2016)

7. Chinatown

chinatown_bangkokVenir profiter de l’atmosphère du quartier à la nuit tombée. En matinée, le quartier est mort. Prendre les petites ruelles et faire les marchés. Nouvel An Chinois début février, grande fête avec petits concerts.

Cette année, le nouvel an chinois est tombé le 8 février. Pile poil quand je suis retournée sur Bangkok pour retrouver Floriane. On a pris une auberge de jeunesse près des festivités et on ne le regrette pas. La rue principale est coupée à la circulation toute la journée et autant dire que dans une ville comme Bangkok, c’est royal d’avoir une méga rue piétonne, même bondée. Pétards et défilés à tout va, street food à profusion (enfin, j’imagine que c’est mieux quand on est pas malade…). (08/02/2016)

8. La maison de Jim Thompsonjim_thompson

Dernières vraies maisons thaïes en teck à Bangkok. Jim Thompson était un architecte, agent de l’OSS (ex CIA) qui s’installa à Bangkok en 1946.

150 B. l’entrée et la visite guidée peut être faite en français. Grâce aux explications du guide, la visite est super intéressante. On y apprend quelques coutumes thaï et des explications sur les choix architecturaux des maisons traditionnelles. En plus il fait frais, le jardin est ombragé et il y a des ventilos partout dans la maison (détail qui a son importance). (09/01/2016)

9. Voir un combat de Muay Thaï

Lumphini Boxing Stadium ou Ratchadamnoen Stadium, ambiance délirante, les meilleurs matchs auraient lieu le jeudi soir au Ratchadamnoen.

Pas fait. Next time. (28/02/2016)

Parc historique de Sukhothai

monk_sukkothaiY voir le lever du soleil.
Vieille ville avec les vestiges de la première capitale de Siam. Un des plus beaux sites archéologiques de la Thaïlande, au patrimoine mondial de l’Unesco. Arriver la veille pour se rendre sur le parc dès l’aube. Des ruines sont aussi situées dans l’anceinte de la vieille ville (visite gratuite après 16h). Y visiter le Wat Mahathat : temple réservé à la famille royale. Ruines avec bassin aux lotus pour une très belle photo.
Hors de l’enceinte de la ville, faire le Wat Phra Pai Luang (l’un des plus anciens temples, fondé au XIIème siècle par les Khmers) et le Wat Sri Chum.

C’était sympa mais pas non plus un truc de fou. Je ne dois pas être très « ruines ». Là où on a eu de la chance, c’est que c’était un jour de célébration particulier : on a pu voir une procession de moines, plus d’une centaine, tous à la queue-leu-leu, se diriger vers un temple pour prier. Ce jour-là, on a d’ailleurs appris pourquoi certains temples sont accessibles en mini-short et débardeur alors que d’autres temples requièrent que l’on se couvre les épaules et les genoux : rien à voir avec le bouddha, tout est lié à la présence ou non de moines sur le lieux de culte. Faut pas trop les perturber les petits monks ! (5/12/2015)

Krabi et Railay Beach

railay_beachNotre périple des plages et îles du Sud de la Thaïlande a démarré par la charmante ville de Krabi. En réalité c’est pas si charmant, c’est une grosse station balnéaire avec hôtels, restos, spas et travel agencies à gogo. On y a célébré les 29 ans de la petite Flo. Pour l’occasion, je lui ai offert un « Fish Spa ». On s’est fait grignoter les pieds et les jambes pendant 20 minutes. La première minute, t’as envie d’éclater tous les poissons pour qu’ils arrêtent cette torture. Après, tu t’y fais et tu te demandes ce qu’ils peuvent bien trouver à manger sur tes petons. Enfin, surtout les miens, car ceux de Floriane n’ont pas eu un franc succès. (11/02/2016)

Ko Phi Phi

sunset_koh_lantaRetrouver le décor du film La Plage. Y faire son baptême de plongée. Destination des plongeurs par excellence. Plonger dans le village de Tonsai : bonnes prestations. Vérifier que l’assurance fournie par le club inclue le caisson de décompression le plus proche qui se situe à Phuket (30 mn en speed boat). Faire du snorkelling, essayer de composer un petit groupe pour louer un bateau à la demi-journée ou journée. Porter un T-shirt, ça crame dûr.

Pas fait. Par contre, on a fait Koh Lanta avec Floriane. C’était super cool. Si on s’y était pris un peu en avance pour les réservations, on aurait pu avoir un beau bungalow donnant sur la belle plage de Khong Long. Le nôtre était un peu plus reculé. Mais très belle plage et plein de petits bars et restos tout mignons. On a aussi fait une excursion sur un après-midi avec ballade en bateau dans les mangroves, baignade sur des îlots déserts, kayak autour des formations calcaires et en fin de journée, on a nourri les singes des mangroves. J’ai pas fait la maligne et suis restée cachée au fond du bateau mais c’était top. Bon par contre, les îles du Sud c’est vite cher, surtout en haute saison… (12/02/2016)

Ko Pha Ngan

koh_phanganFaire une Full Moon Party sur une des plages.

Ça c’est fait et bien fait ! Avec tous mes copains et mes copinettes en plus. Pour les infos utiles, ne pas hésiter à loger près de la plage de la Fullmoon, car l’île est gigantesque et ça prend bien 40 minutes – 1 heure en taxi pour aller d’un bout à l’autre. Pour manger, un seul endroit : le food corner près de l’embarcadère : pad thaï, sushis, pizzas, samosa, fresh spring rolls… y’a du choix et c’est pas cher ! (23/02/2016)

Ko Samui

Plages et farniente.

On a suivi le programme à la lettre ! Mais on est resté que 3 jours. Par contre, Ko Samui, ça coûte une blinde ! On était du côté de Bophut, très sympathique, mais garder en tête que l’île est ultra-touristique. (15/02/2016)

Ko Tao

ko_taoFaire de la Plongée dans les jardins de coraux.

La plongée, c’est pas mon dada, mais on a pu faire une bonne session de snorkeling au Sud de l’île. Des poissons de toute les couleurs, c’était top ! Sinon, on a passé toutes nos soirées au Lotus Bar, haut lieu de la fête Ko Tao-tienne. On connaît la playlist par cœur maintenant. (19/02/2016)

Enfin, oser une dégustation de grillons grillés ou de grenouilles frites et manger un tom yam kung.

On est pas folles… et de toute façon, je n’arrive plus qu’à manger du steamed rice ici.