Nos petits désagréments de voyageuses

  1. Tagbilaran- Siquijor

Depuis Tagbilaran, nous avons pris un ferry pour Dumaguete sur Negros island. Bon, on n’a pas été très malignes car le bateau qui nous a amené à Dumaguete allait ensuite à Siquijor (notre destination finale), donc on aurait pu directement prendre un billet Tagbilaran-Siquijor et rester tranquilou dans le bateau pendant son escale à Dumaguete. Mais non, on a préféré la faire compliqué : acheter un premier billet Tagbilaran-Dumaguete, descendre sur le quai à Dumaguete, remettre nos sacs de 20 kilos sur le dos pour acheter un nouveau billet Dumaguete-Siquijor, repayer des « Terminal fees », puis courir comme des grosses stressées avec nos énormes sacs sur le dos pour reprendre exactement le même bateau… Oui oui, quand on est des boulets, c’est pour la vie.

  1. Le trajet pour les Twin Lakes

Là, on a géré comme des pros. Au lieu de payer un « Tour » excessivement cher, on a bougé notre graisse jusqu’à la gare routière, pris le bon bus pour une ville nommée San José. Là, déposées au milieu de nulle part, nous avons embauché un petit gars pour qu’il nous amène aux Twin Lakes sur l’arrière de sa grosse bécane. Le pire trajet de notre vie ! 13 km, en montée quasi-constante, à trois sur une moto. Oui, ces putains de lacs sont en fait des cratères de volcans donc ça grimpe sévère pour y accéder.

moto_kissFloriane – Ça a commencé fort avec ce qu’on redoute tous en tant que backpacker en Asie : le MotoKiss (traduction : le bisou de la moto). En gros, quand tu te trompes de côté pour monter ou descendre de l’engin, tu as l’énorme risque de coller ta jambe au pot d’échappement qui te brûle et te défonce le mollet. Ensuite, elle était coincée entre le conducteur et mes grosses fesses pendant 13km, à devoir tenir son sac à dos à bout de bras. Entre la brûlure sur la jambe et les crampes au bras, on a failli la perdre.

Moi – Place de merde aussi, tout à l’arrière. Donc déjà, t’as l’impression que tu vas finir le cul par terre à chaque accélération (et en montée, je te raconte pas…). Donc tu t’accroches de toutes tes forces à l’arrière de la moto et tu contractes tout : séance abdo de malade mental. A ça, s’ajoute une petite session d’assouplissement des adducteurs. Et oui, avec 4 pieds sur 2 pédales, et pour tenir sur le micro bout de siège qu’il te reste, tes jambes prennent une orientation diamétralement opposée. Et tu douilles. 13km, en montée, c’est long.

Les Philippines

holy_philippinesPremier bilan des Philippines : c’est l’Asie mais le choc des cultures est moins brutal, ça ressemble quand même beaucoup à l’Europe ou aux Etats-Unis.

  1. Dans la rue, ça ne pue pas.
  2. La nourriture, c’est une délivrance : enfin des salades avec des végétaux frais !! Bref, je revis. Gros bonus : les pizzas ont goût de Pizza, la Bolognaise a goût de Bolognaise. Le paradis.
  3. Les gens sont gentils et pour de vrai. Ils sourient tout le temps. N’essaient pas de t’arnaquer. Quand tu te trompes dans le montant à payer, ils te rendent TOUTE la monnaie. Ils te font coucou et te disent bonjour à longueur de journée. Les policiers, gendarmes et mecs de la sécurité te saluent tout le temps et s’arrêtent à ton niveau en voiture pour te souhaiter une bonne journée. On se sent bien ici.
  4. Tu te sens hyper protégée. Des « Security guys », il y en a partout, devant la plupart des magasins et des restaurants. Bon au début, tu trouves ça louche, puis tu t’y fais.
  5. Dans les grandes villes, tu trouves des « Private villages » un peu excentrés avec gardiens à l’entrée et patrouilles de sécurité à l’intérieur. On y trouve une multitude de rues avec des habitations souvent luxueuses. C’est comme nos lotissements avec des gardes en plus.
  6. C’est méga catho. La plupart des villes ont un nom de Saint. Il y a des églises partout, souvent en perpétuelles reconstructions à cause des tremblements de terre et typhons qui touchent régulièrement le pays. Au lieu de baptiser leurs bateaux du nom de leur Belle ou de leur Maman, les Philippins préfèrent les appeler « Holy infant Jesus » ou « Holy father ».

Un retour chaotique sur Bangkok

fullmoon1Les îles du Sud c’est fini. C’était vraiment  chouette. La fullmoon c’était terrible. Pari réussi pour Max le #masterfollower, qui a fait danser quelques dizaines de personnes sur des chorégraphies improbables. Sans parler de la gigantesque chenille la veille, pendant la warm up fullmoon party.

Je pense qu’on va pouvoir commencer à faire du business avec le concept des #followers.

Place maintenant aux anecdotes farfelues de nos différents retours sur la capitale thaïlandaise :

Camille, qui est revenue un jour après nous à Bangkok : « Oh mon dieu… J’ai oublié d’aller chercher mes tickets de bateau et de train ce matin. Du coup, ils n’ont pas voulu me faire monter dans le bateau avec juste le reçu… J’ai payé pour un autre bateau et on m’a amené mon ticket de train en urgence. Le stress horrible… J’en ai même chialé tellement j’étais à bout… Tout rentre dans l’ordre, je suis enfin dans le Train pour Bangkok … »

Max, qui a vadrouillé seul dans la grande ville : « De mon côté, je me suis pointé innocemment dans une boutique pour un massage à l’huile. La nana m’annonce 400 baths, je fais ma tête de surpris pour amorcer ma négociation de prix. Dans le même temps, elle prend sa calculatrice. Je me suis dit « Ok, elle va me montrer un prix discount sur sa calculatrice comme ils font tous ici ». Et là… Je lis 1900 ?? WTF ? Elle m’annonce alors « 1900, massage and lady » en regardant vers sa gauche. Je tourne la tête : une quinzaine de nanas habillées comme des putes assises sur un banc en train de se recoiffer en espérant être choisies !!! J’ai souri. Je suis parti. »

Floriane et moi, dans notre nouvelle guesthouse : « Je crois qu’on partage le dortoir avec une pute thaïe. Plusieurs indices :

  1. La meuf a passé la journée à dormir.
  2. Des escarpins avec des talons de 10 à 12 cm sont entreposés sous son lit.
  3. Elle se ballade quasi à poils dans l’auberge.
  4. Elle se met complètement à poil devant nous pour se changer.
  5. Voici la tenue qu’elle a revêtue devant nous : une minirobe jaune, ras-la-moule, et bien sûr… roulement de tambour… pas de culotte (ni de string). Pas de soutif non plus d’ailleurs.
  6. Elle sort à partir de minuit, seule, et on ne l’a pas revu ce matin.

Après un bref entretien avec elle, nous avons des doutes sur la pertinence de sa présence à Bangkok : ce serait pour ses études. »

fullmoon2Et pour vous faire marrer, voici une photo des gens dans le bateau entre Koh Phangan et le continent le lendemain de la fullmoon.

 

Les moments relous du voyageur

moments_relousJe viens de passer 3 semaines de folie dans les îles thaïlandaises mais comme on vous a assez bassiné avec toutes nos photos sur Facebook, je vais plutôt vous raconter les moments moins cools.

  1. Le sleeping bus thaïlandais n’est pas du tout un sleeping bus. C’est juste un bus normal qui roule la nuit et non le jour. Tu dors donc très mal car tu es assis.
  2. La présence de chiottes dans le bus n’est pas du tout un bon signe. Ça veut juste dire que le chauffeur ne s’arrêtera jamais pendant le voyage. On est loin de l’arrêt obligatoire toutes les 2 heures… Et ça signifie aussi que tu vas passer ta nuit à renifler des effluves pas très ragoutantes dès qu’un gugusse va ouvrir ou fermer la porte des toilettes.
  3. Tu sais quand tu pars, mais tu sais pas où tu arrives, quand tu arrives, ce qui se passe après et surtout combien ça va encore te coûter. Tu attends donc patiemment comme Floriane sur la photo, même s’il est 4h du matin. Si t’as de la chance, tu as un papa fan de coléoptère et tu passes le temps en prenant en photo les insectes bizarres qui se baladent autour de toi.
  4. Il y a aussi le trajet où Floriane, étant monté la première dans le bus, nous choppe les sièges du fond avec une place gigantesque devant pour étaler nos jambes. Pendant une heure, on était trop au top, trop contente de se dire qu’on avait les meilleures places du bus. Jusqu’au moment où on a commencé à avoir chaud, très chaud… On s’est rendu compte qu’on était au-dessus du moteur… le reste du bus était frais et ventilé… il faisait au moins 40° au niveau de nos sièges…

Bilan : en Thaïlande, il faut prendre le train. T’as l’équivalent d’un vrai lit et tu fais une bonne nuit (sauf si t’as vraiment la poisse et que tu te retrouves avec des Anglais bourrés qui risquent de te tomber dessus à tout moment ! #histoirevraie #camillepeutentémoigner)

Moments relous aussi quand tu es en Thaïlande en pleine saison :

  1. Tu te rends à Koh Lanta en minibus depuis Krabi : c’est censé durer 3 heures. Enfin ça, c’est sans compter les 3 heures supplémentaires de stop au milieu de nulle part à cause d’un embouteillage de malade avant de prendre les espèces de ferry-navettes entre 2 îles.
  2. Tu arrives à Koh Lanta, beaucoup plus tard que prévu, et là tu galères pour trouver une guesthouse sympa. Bah oui, tout est complet. Mais ça, toi, tu savais pas… Et t’as envie de mourir car il faut que tu portes ton gros backpack de 20 kilos sur la plage, sous le cagnard, en essayant de trouver un resort qui a encore un bungalow de dispo.
  3. Bien sûr, le soir même, tu te tapes une grosse intoxication alimentaire (merci les crevettes pas fraîches) et ta compagne de voyage est aux premières loges grâce à une séparation toilettes-chambre quasi inexistante dans le petit bungalow que vous avez fini par trouver.
  4. Enfin, 2 nuits plus tard, et tu ne comprends toujours pas pourquoi, tu te fais attaquer par des fourmis pendant ton sommeil. Et elles piquent ces connasses. Réveil en sursaut, panique dans la chambre. Enfin pour moi, parce que Floriane, elle, quedal, zéro fourmi… La vie est injuste.

Les massages en Asie du Sud Est

pieds_rien_a_voirEncore un article culture de la plus haute importance. Déjà, pour vous prévenir, pour ceux qui ne le savent pas encore : les massages thaïs ça défonce. Oui, on anticipe un pur moment de bonheur et de relaxation en entrant dans le salon de massage. Mais au bout de 10 minutes, on a juste envie de se pendre ou d’hurler sur la masseuse pour qu’elle arrête d’enfoncer ses pouces dans nos petits muscles fragiles et sur nos os.

En revanche, au Laos, la révélation. Eux, ils sont forts en massage. Ils te tordent dans tous les sens mais :

  1. T’es pas à poil, ils te prêtent même des fringues confortables pour te masser par-dessus
  2. Ils n’y vont pas comme des barbares, et tu ressors même du massage sans bleus

Par contre, si tu as la curiosité d’ouvrir les yeux pendant le massage pour voir ce qui se passe, tu peux frôler le fou-rire. Les Laotiennes te massent avec différentes parties de leur corps : leurs mains, certes, mais aussi leurs pieds, leurs coudes ou leurs genoux. Du coup, elles te grimpent dessus, s’entortillent dans tes jambes, t’étirent dans tous les sens… Tu te retrouves dans des positions incroyables avec une parfaite inconnue. En faisant abstraction de ce petit détail, il faut reconnaître que leur technique fait un bien fou.

Le petit truc en plus, quand on se fait masser en groupe, c’est que les masseuses sont de sacrées pipelettes. Elles se tiennent des conversations sans interruption pendant 1 heure dans une langue obscure mais douce. Je me demande bien ce qu’elles peuvent trouver à se raconter, comme ça, à longueur de journée. Quoi qu’il en soit, ça berce, c’est parfois plus relaxant de les écouter que le massage en lui-même.

Sinon, pour les massages vietnamiens, j’y ai déjà consacré un article. Au Myanmar, c’était pas encore très répandu. Le seul qu’on ait fait était assez classique, pas de torture physique, ni de position bizarre. Restera à découvrir les massages aux Philippines !

PS : Oui je sais, la photo n’a rien à voir…

PSS : Enfin si, en plus des massages, je fais aussi plein de pédicures en Asie, c’est trop chouette^^

Go Thaïland

followers_bangkokAllez c’est parti pour 4 semaines de Thaïlande. Par contre, on va pas trop se faire violence et rester dans les îles du Sud. Le planning : plage, bronzette et cocktails. Des vacances bien méritées après 3 mois de vadrouille et d’aventure dans des zones hostiles et reculées. Oui la vie est dure.

Heureusement, copinette Flo est arrivée en renfort. On est même une sacrée équipe de débilos maintenant. Manque plus que le Panda et Rafaello pour compléter la bande.

Dernier instant culture pour le Laos

enfant_fleurÇa vaut aussi pour le Vietnam.

Vous savez pourquoi les Hmongs font porter des chapeaux un peu farfelus à leurs enfants ?

Explication très logique : c’est pour tromper les mauvais esprits. Ils veulent faire passer leurs gnomes pour des fleurs. Comme ça, ni vu ni connu, le mauvais esprit ne reconnaîtra pas l’enfant et passera son chemin sans s’attaquer à lui. Malins ces Hmongs.

Voici une photo d’une petite fleur croisée pendant le trek à Sapa. Mais j’ai eu l’explication du chapeau 2 mois après à Luang Prabang, au Traditional Arts and Ethnology Centre (TAEC).

Les UXO au Laos

Laos_bombsUn peu de sérieux les enfants. La semaine dernière, avec le lapin, nous avons fait une visite culturelle des plus intéressantes sur une organisation du Laos qui vient en aide aux victimes des UXO (UneXploded Ordnance) soit des munitions non explosées.

Les UXO au Laos
Bon déjà, il faut se rendre compte que c’est un gros souci toutes ces bombes non explosées pour le pays. Elles sont parsemées sur le sol laotien, sous les routes, à côté des écoles, dans les champs, les forêts et risquent d’exploser au moindre choc malheureux. Une centaine de victimes est à déplorer chaque année. Nombreux sont ceux qui y perdent une jambe ou un bras, lorsqu’ils survivent. Sans parler des problèmes environnementaux liés à la corrosion de toutes ces bombes et des fuites toxiques possibles.
Le Laos est particulièrement concerné par ce problème. Le pays a été intensément bombardé lors de la guerre du Vietnam. Il est réputé pour avoir été le pays le plus bombardé au monde avec 2 millions de tonnes de munitions larguées. Aujourd’hui, on estime que 30% des munitions n’ont pas explosé. Elles représentent donc toujours un danger pour les civils.

La responsabilité des USA
Sans vouloir créer de polémiques, ce sont les USA qui sont à l’origine des bombardements sur le Laos. Le but était à l’époque de combattre le communisme… Bref, peu importe les raisons et les erreurs passées, il semblerait logique que le pays reconnaisse ses responsabilités vis-à-vis des dégâts que ces bombardements génèrent encore aujourd’hui et qu’il vienne enfin en aide à ce pays et aux victimes. De même au Vietnam. Je trouve particulièrement choquant d’apprendre que les premières initiatives du pays pour venir en aide aux victimes ou pour décontaminer les zones infectées par l’agent orange ne datent que des années 2000, voire des années 2010… Au Vietnam, les conséquences de la guerre sont toujours visibles, je n’ai jamais rencontré autant de personnes à qui il manquait un bras, des doigts ou autre, à cause de malformations à la naissance. Beaucoup de cancers sont aussi liés à la présence tenace d’une dioxine de l’agent orange, pulvérisé sur le pays pendant la guerre.

COPE center
C’est là qu’intervient l’organisation COPE (Coopérative et Entreprise d’Orthèses et de Prothèses). C’est une organisation qui a pour but de fournir des prothèses aux personnes amputées à cause de ces bombes toujours présentes sur le sol laotien. Au-delà des prothèses, elle met en place de véritable programme de réadaptation pour les victimes et assure un accès gratuit à ses soins lorsque les familles des victimes ont des revenus trop modestes. De plus, elle s’assure que l’ensemble des Laotiens ait connaissance de son existence car les victimes des UXO vivent souvent dans des régions éloignées et isolées et ne sont pas toujours au courant des solutions qui existent pour affronter leur handicap. Pour les membres de villages isolés, une prothèse signifie une nouvelle vie : être capable de travailler de nouveau pour venir en aide à sa famille, ne plus être un poids pour la communauté.

Si Vientiane n’est pas vraiment « ouf » pour la plupart des touristes, ce centre vaut au moins la peine d’être visité. On peut y visionner des documentaires super intéressants en anglais ou en français. J’y ai versé ma petite larme.